Résidence – Laura Rivanera — Le Vélodrome
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Résidence – Laura Rivanera

Résidence 2021 – 2022
Laura Rivanera

Née en 1989 à Genève, Laura Rivanera obtient un Bachelor en peinture/dessin puis un Master en médiation et éducation à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève en 2018.
Sa pratique se déploie à travers la peinture et le dessin, la poésie et la performance.
Travaillant comme monitrice dans l’animation socioculturelle, elle remplace pour le secondaire en Arts visuels pour une approche de la création basée sur le lâcher-prise et l’expérimentation.
En 2017, elle cofonde le collectif AFTER- avec trois autres artistes, expose à la BIG (Genève) et Lima (Pérou). Ses recherches questionnent de façon globale la notion de paysage – intérieur et extérieur – et l’espace qu’y occupe(nt) le(s) corps. En parallèle de son travail visuel, elle joue de plusieurs instruments, chante et expérimente aujourd’hui le yodel ainsi que la musique électronique.

Quelques lignes d’un de mes projets de travail au Vélodrome :

IMPERMANENCE IMMUABLE

L’architecture urbaine crée un cadrage, faisant apparaître ce qu’il y a au-dessus : une vue découpée de la voûte céleste.
Pour ce projet, la cohabitation de l’acrylique noire et l’aquarelle exprime un choix paradoxal : les couleurs mouvantes et lumineuses de la peinture à l’eau sont choisies pour évoquer l’inaltérabilité vivante du ciel. Alors que le noir plastiquement figé, rémanent, profond de l’acrylique illustre la périssabilité d’un monde construit et figé – et se révèle ici éphémère.
Une série de grands formats en a découlé, issue de mes pérégrinations dans la ville, témoignant de mon regard en marche dans cet espace de travail réflexif et nomade. Les trajets restitués dans mes peintures expriment ici une réciprocité contradictoire – le caractère relatif de la civilisation et son architecture délimite la constance du ciel : elle dirige, guide, scénarise le regard et la pensée.
Les différentes scènes évoquent à la fois une violence systémique et industrielle, entre errance rêveuse et contemplation inquiète, le tout baigné d’une lumière crépusculaire de fin du monde. Le regard devient ici témoin pensif de cette réciproque : c’est l’impermanence qui définit l’immuable, et inversement.

www.laurarivanera.com